14/10/2009

Chemin de fer: le financement est plus urgent que la libéralisation

index.gifA l’ATE nous sommes en principe d’accord avec les objectifs du deuxième paquet de la réforme des chemins de fer (Réforme des chemins de fer 2). En revanche, nous nous opposons à une libéralisation précipitée. La question la plus urgente des transports publics ne concerne en effet pas leur libéralisation, mais le financement futur des infrastructures ferroviaires.


Les transports publics suisses sont une histoire à succès: les offres existantes sont fréquemment utilisées, seuls les Japonaises et les Japonais se déplaçant à peu près autant en chemins de fer que la population suisse. Ce succès repose notamment sur des nouveaux horaires ou des agrandissements comme dans le cadre de Rail 2000. Cette offre optimisée est depuis lors fréquemment utilisée.

Mais ce serait une erreur de sacrifier la grande qualité des transports en commun sur l’autel de professions de foi mercantiles. La crise économique qui perdure a une fois de plus démontré que le marché libre ne fonctionne pas s’il n’existe pas suffisamment de régulations de l’Etat.

Avant de procéder à d’autres étapes de libéralisation du trafic ferroviaire, il faut créer les conditions-cadres appropriées. La Confédération et les cantons doivent être dotés de pouvoirs suffisants en vue de surveiller le marché et les acteurs et d’adopter les lois respectives.

Financer les chemins de fer de demain
En raison de l’excellent fonctionnement des transports publics, la poursuite de la libéralisation du trafic ferroviaire n’est pas le problème le plus urgent. Ce qui l’est bien plus, c’est le financement des futurs projets ferroviaires et la conservation des infrastructures existantes.

Les CFF estime à environ un milliard de francs le coût de l’entretien du réseau. Sans compter que certaines lignes et gares doivent être adaptées pour venir à bout du flux sans cesse grandissant de voyageurs.

Initiative ATE: une proposition intelligente
Avec son initiative «Pour les transports publics», l’ATE propose une solution intelligente qui évite des impôts supplémentaires. La politique doit préparer le terrain pour assurer que les transports en commun en Suisse puissent continuer à fonctionner à un niveau de qualité élevé. Cela correspondrait en même temps à un pas important vers une mobilité durable.

Alain Rouiller, conseiller en mobilité à l'ATE Suisse

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Commentaires

En effet, il faut financer avant de penser à des réformes dont on ne connait pas très bien les conséquences. Pour avoir un chemin de fer solide qui poura résister à l'avenir.

Écrit par : chaise design | 23/01/2012

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