25/11/2009

Poussière fine. Les réductions de vitesse sont utiles, une étude autrichienne en apporte la preuve

745cdd5887.jpgPour lutter contre les particulines fines l’ATE soutient la limitation de la vitesse sur les autoroutes.
Cette position est étayée par les calculs de l’Université technique de Graz qui révèlent aujourd’hui que les réductions de vitesse sur les autoroutes en cas de couches de brouillard élevées améliorent sensiblement la qualité de l’air.


En hiver, le Plateau suisse est souvent recouvert d’une nappe de brouillard élevée. Avec pour conséquence que les particules de poussière fine et d’autres polluants de l’air ne peuvent plus s’échapper dans les sphères supérieures et mettent ainsi en péril la santé de la population.

L’exemple de Graz (Autriche)
De décembre 2008 à octobre 2009, on avait limité à 100 km/h pendant environ 6900 heures la vitesse autorisée sur les autoroutes autour de la capitale régionale de Graz. Comme en Suisse, des doutes subsistaient quant à l’efficacité d’une réduction de la vitesse dans la lutte contre la poussière fine.
Les calculs de l’Université technique de Graz montrent cependant que les réductions de vitesse ont apporté bien plus puisqu’elles ont permis d’économiser 450 kilos de poussière fine. Si cette quantité de poussière fine était répartie sur l’ensemble des environs de Graz, la teneur en poussière fine dans l’air grimperait d’un coup de 0 à 50 microgrammes par mètre cube (µg/m2). 50 µg/m2 est le taux maximal légal valable aussi bien en Autriche et en Suisse que dans l’UE toute entière.

La limitation à 100 km/h sur les autoroutes de Graz a eu de retombées plus positives encore: selon l’Université technique, la mesure a permis d’éviter l’émission d’environ 2,3 millions de kilos de CO2 et autour de 16'600 kilos d’oxyde d’azote. Par ailleurs, les automobilistes ont économisé à peu près 850'000 litres de carburant ce qui, d’après les prix autrichiens, correspond à une économie de 955'000 euros.

Limites de vitesse et filtres à particule
L’ATE est en conséquence favorable à la limitation de la vitesse pour lutter contre la poussière fine. Mais il ne s’agit là que d’une mesure parmi d’autres. A court terme, il est tout à fait concevable d’interdire la circulation aux véhicules sans filtre diesel. On pourrait aussi instaurer un système de trafic alterné où seuls seraient autorisés à circuler certains jours les véhicules dont la plaque d’immatriculation est pair et les impairs les autres jours. A long terme, tous les véhicules diesel nouveaux devront être équipés de filtres à particule.

Alain Rouiller, conseiller en mobilité ATE

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Commentaires

Pour éviter toute pollution, et économiser le peu d'énergies renouvelables afin de permettre l'essor de nouvelles ressources d'énergie, qui ne seront jamais suffisantes pour la mobilité individuelle, il est impératif de limiter le trafic individuel, de limiter la vitesse dans les agglomérations à 30 km/h, et pour compenser la perte d'entrée fiscale liée à la diminution de la consommation de combustibles, il sera impératif de ne plus illuminer les routes dès minuit, avec amélioration vers des structures plus économes. Pour que la population prenne acte de la situation de pollution (CO2, particules fines), crises énergétiques et écologiques, les gouvernements doivent se séparer des experts incompétents et des lobbyiste pro-pétrole et autres. Certes ils doivent prendre des décisions non populaires (limitation de trafic, augmentation des taxes pétrolières) et les prendre dès aujourd'hui et ne pas attendre un météo clémente qui ballait la pollution vers le voisin mais qui s'accumule pour toute l'humanité dans l'atmosphère. Sinon le peuple prendra la fourche et le fusil pour récupérer son droit à la survie, car aujourd'hui nous sommes que de pions à nourrir et à justifier un système de mondialisation qui montre ses incompétences humanistiques, sociales et écologiques et qui est uniquement basé sur l'augmentation de la consommation des énergies non renouvelables jusqu'à l'épuisement de ces-dernières. Pic de Hubbert pour pétrole: 2009. Joyeux Noel!

Écrit par : la voix | 25/11/2009

Les filtres à particules brûlent les particules fines, mais sont totalement inefficaces contre les particules ultra-fines (~10 % des particules émises par les diesels), or ces particules sont les plus nocives pour la santé.

Certains véhicules diesels bénéficient en France de bonus écologiques car faiblement émetteurs de CO2 mais produisent plus de polluants (NOx, goudron), dont les particules ultra-fines, beaucoup plus dangereux pour la santé. Leurs effets sont avérés mais, au nom d'une théorie sur le réchauffement anthropique, on privilégie des véhicules qui sont plus nuisibles !!!

Dans certains pays, la réflexion va un peu plus loin : les danois taxent énormément les moteurs diesels et l'agglomération de Tokyo a interdit la circulation de ces moteurs.

Rappelons que les moteurs à essence ne produisent pratiquement pas de particules fines.

Écrit par : Clyde | 15/12/2009

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