27/11/2009

Copenhague : l’ATE exige l’introduction d’une taxe CO2 sur les carburants

pollution-0218.jpgA l’ATE nous regrettons que la Suisse se rende à la Conférence de l’ONU sur le climat doté d’un mandat de négociations pour le moins frileux. Vu les conséquences dramatiques du réchauffement climatique, il faudrait agir plus courageux. La mesure qui s’impose pour suivre cette voie est connue depuis longtemps: une taxe CO2 sur les carburants.


Le Conseiller fédéral Moritz Leuenberger l’a lui-même confirmé il y a 15 jours lors d’un débat sur le climat à l’ETH à Zurich: l’objectif politique devrait être de toute évidence de ne pas dépasser un réchauffement climatique global de 2 degrés Celsius par rapport aux températures de l’époque préindustrielle. Pour cela, les pays industrialisés devraient, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, réduire leurs émissions de CO2 à l’intérieur de 40 pour cents d’ici 2020.

Mais au lieu d’exiger ce qui serait nécessaire, le Conseil fédéral fait preuve d’une docilité anticipée: lors de la Conférence de l’ONU sur le climat, du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague, la délégation Suisse s’apprête à proposer une réduction des émissions de 20 ou, au meilleur des cas, de 30 pour cent. Mais le réchauffement climatique ne tient pas compte des compromis politiques.

Trafic routier: toujours plus de CO2
Surtout le trafic routier dispose d’un énorme potentiel pour réduire les émissions de CO2: selon l’Office fédéral de l’environnement, les émissions des voitures et des camions ont augmentés de 1990 à 2008, passant de 15,48 à 17,67 millions de tonnes de CO2 par année. Pour que les directives de la loi sur le CO2 puissent être respectées, il faudrait cependant abaisser à 14,7 millions de tonnes par année les émissions du trafic routier d’ici 2010.

On sait par ailleurs depuis quelque temps déjà comment réduire les émissions de CO2 des voitures et des camions: avec une taxe CO2 sur les carburants. En matière de combustibles, le tableau est tout autre: depuis l’introduction par le Conseil fédéral d’une taxe CO2, les émissions ont sensiblement diminué.

Outre une taxe CO2 sur les carburants, il est indispensable, dans le cadre de la révision partielle de la loi sur le CO2, de réglementer efficacement les émissions des voitures neuves. D'une part, le Conseil fédéral doit abaisser à 120 g/km les émissions de CO2 maximales autorisées pour les voitures neuves et non à 130 g/km, comme prévu initialement.

D'autre part, il est nécessaire d'introduire un système de crédits d'émissions négociables pour les voitures neuves, comme l'ont proposé en janvier l'ATE, le WWF et Greenpeace. Celui-ci permettrait de réduire efficacement les émissions, d'une manière peu coûteuse et compatible avec les règles du marché.

Alain ROUILLER, conseiller en mobilité à l’ATE

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Commentaires

Vous appuyez votre revendication sur les "conséquences dramatiques du réchauffement climatique" comme si c'était un fait accompli qui ne supporte aucune discussion.

Mais concrètement, quelles conséquences dramatiques ? Quelques chose de nouveau comme des secheresses qui n'ont bien sûr jamais existés "avant", ou la montée dramatique du niveau des mers qui a noyé de nombreuses villes ? Ou... quoi ?

Écrit par : Eastwood | 27/11/2009

Rien de nouveau dans l'enfer vert, toujours les trois même boutons:

- Taxer.
- Interdire.
- Bloquer.

Écrit par : Kultivator | 27/11/2009

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