15/12/2009

Un péage urbain à titre expérimental

593072272.jpgEn Suisse, on croit être en avance sur les autres pays en matière d’environnement. C’est de moins en moins vrai.
A preuve le récent vote au Sénat français permettant l’introduction du péage urbain.
On se rappellera que la Ville de Genève a piteusement reculé après avoir fait acte de son intérêt.


Technicite.fr s’est fait l’écho de cette nouvelle. Le Sénat a adopté un amendement au projet de loi de Grenelle II, mettant en place, à titre expérimental, durant trois ans, un péage urbain dans les agglomérations de plus de 300.000 habitants.
La mesure, votée dans la nuit de du 28 au 29 septembre avec l'accord du gouvernement et qui doit encore être approuvée par l'Assemblée nationale, prévoit en outre que la ville concernée doit être "dotée d'un plan de déplacements urbains approuvé prévoyant la réalisation d'un transport collectif en site propre".
Concrètement, les automobilistes dissuadés d'utiliser leurs véhicules par la création du péage urbain doivent pouvoir utiliser, d'une part, des parking-relais en périphérie de la ville et, d'autre part, des bus, tramways, métro, dont la régularité est assurée.

Le montant du péage "est fixé par l'autorité organisatrice des transports urbains dans la limite d'un seuil défini par décret en conseil d'Etat", est-il prévu. Une étude d'impact préalable devra également être menée.
Le produit du péage "est affecté à cette même autorité organisatrice des transports et il sert à financer les actions mentionnées au plan de déplacements urbains", selon le texte.
Il est par ailleurs précisé que l'expérimentation se fera au cas par cas, après avis du ministère.
Une loi sera très probablement nécessaire avant l'expérimentation effective pour fixer les conditions d'expérimentation du péage urbain, en matière de sanction et de contrôle par vidéo-surveillance notamment.

Lien: document du CERTU qui fait une liste des diverses collectivités qui ont introduit ou étudie une taxe sur la mobilité

Alain Rouiller, conseiller en mobilité à l’ATE Suisse

15:48 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | |

Commentaires

Le péage urbain coûte très cher à la collectivité et vaut pour de grandes agglomérations comme Londres ou Paris. Genève est une petite ville mal desservie certes mais mettons l'argent dans la traversée de la rade avec des tunnels accédant aux autoroutes françaises et il y aura moins de trafic en ville. Péage urbain, taxe routière, taxe CO2, taxe carburant.... bref la coupe est pleine.

Écrit par : demain | 15/12/2009

La coupe est plus que pleine !
Genève veut-elle devenir la championne des bouchons ?
Imaginez le résultat "pratique" de péages sur toutes les voies d'accès au Centre...
Bonne chance à celles et ceux qui vivent à Thônex et travaillent aux Charmilles, ou à celles et ceux qui vivent du côté de la Gare et travaillent à Chêne..

Écrit par : Blondesen | 15/12/2009

L'essence est taxé à 82% par nos fines lames, vous pensez bien qu'ils ne vont rien faire, bicause pépètes!

c'est leurs gros salaires qui sont prioritaires!

Écrit par : dominiquedegoumois | 15/12/2009

La France retarde!!

Comme on le sait, Londres a introduit un système de péage urbain il y a quelques années déjà.

Mais si l'on recherche du côté des vrais pionniers, alors Singapour dispose d'un péage urbain depuis bien longtemps.

Que la Suisse se hâte lentement, je le concède volontiers. Mais qu'on ne vienne pas, s'il vous plaît, nous citer la France en exemple, alors que les pionniers ont des décennies d'avance!


Et sur le principe? Tout économiste ne pourrait que recommander de facturer l'utilisation d'une ressource limitée, en fonction de la demande du moment. Il faudrait donc, par exemple, que le péage soit fonction de l'heure d'entrée en ville. L'avantage, c'est que cela forcerait à enfin se poser la question de l'alternative: en effet, la plupart des conducteurs ne considèrent que le coût en carburant des kilomètres parcourus, c'est à dire environ 1.60 (1 litre d'essence) pour 10km de trajet et donc 3.20 pour la journée. Comparé à cela, surtout si l'on ajoute en plus le confort et la capacité à transporter des objets, c'est vite vu.

Par contre, s'il y avait soudain un péage à, disons, 5 francs à l'heure de pointe, alors on devrait se poser la question:
- dois-je vraiment passer par là à 7h30-8h, ne pourrais-je pas passer, soit à 6h30-7h, soit alors après 9h30?
- si ma journée en voiture me coute 8.20 (5 de péage plus 3.20 d'essence), alors les transports publics, ou le covoiturage, ne deviennent-ils pas plus intéressants?

On pourrait aussi ajouter des mesures utilisées ailleurs:
- gratuité à partir de 3 personnes dans le véhicule (avec, certes, la complexité de la vérification)
- gratuité pour diverses catégories de professionnels (taxis, livraisons, etc)

Écrit par : antoineb | 15/12/2009

c'est sûr qau'il n'est pas très diplomatique de citer la france en exemple en pays francophobe... mais bon... heureusement que l'auteur n'est pas lui-même français sinon il aurait déjà été insulté...

Écrit par : matthieu | 15/12/2009

C'est facile il suffit de faire un copié/collé de mon commentaire précédent puisqu'il reste invariablement valide:

Rien de nouveau dans l'enfer vert, toujours les trois même boutons:

- Taxer.
- Interdire.
- Bloquer.

Écrit par : Eastwood | 17/12/2009

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