14/06/2010

L'électromobilité: une solution d'avenir : oui mais...

logo ATE seul.jpgD'aucuns proclament déjà que l'électromobilité est la panacée contre le réchauffement climatique. Samedi dernier à St-Gall, lors de leur assemblée annuelle, les délégué (e) s de l'ATE Association transports et environnement se sont penchés sur cette question. Conclusion: si les voitures électriques sont effectivement une solution d'avenir, elles ne sont en aucun cas la panacée.


L’ATE Suisse a tenu son assemblée générale annuelle à St Gall. Compte-rendu.
Dans son discours d'ouverture, Franziska Teuscher a appelé les délégué (e) s à continuer à s'engager de toutes leurs forces pour une politique des transports durable. «La politique institutionnelle ne parvient pas à faire évoluer la politique climatique», a-t-elle déclaré. «L'ATE et les autres associations environnementales sont plus nécessaires que jamais.» C'est pourquoi l'ATE continue de lutter pour des mesures efficaces: «Tenir sa parole est le secret d'une attitude conséquente.»

Les délégué (e) s ont appuyé cette démarche et ont adopté une résolution sur la politique climatique. Ils y mandatent l'ATE Suisse de s'engager pour l'adoption d'une loi sur le CO2 digne de ce nom. Comme le Conseil national a supprimé du projet de loi des mesures efficaces dans le domaine des transports, ce texte de loi risque d'être vide de sens. L'ATE Suisse doit notamment s'engager pour l'introduction d'une taxe CO2 sur les carburants et une réduction des émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2015.

Les délégué (e) s de l'ATE ont par ailleurs débattu d'un sujet central dans la question du réchauffement climatique: l'électromobilité. De nombreux milieux voient dans l'avènement de la voiture électrique un bon moyen de réduire les émissions de CO2. Deux invités de l'Assemblée, Jörg Beckmann, directeur de l'académie de la mobilité et Armin Reller, titulaire de la chaire de chimie de l'état solide de l'Université d'Augsbourg, ont présenté les chances et les problèmes de la voiture électrique.

Lors de la table ronde qui a fait suite à ces exposés, Andreas Flückiger, secrétaire de la Direction des Services techniques de la ville de St-Gall et Viktoria Slukan, spécialiste en aménagement du territoire et collaboratrice scientifique de l'Institut pour le développement du territoire de la Haute école technique de Rapperswil se sont joints aux intervenants pour répondre aux questions des délégués. Conclusion des débats: les voitures électriques peuvent constituer une étape importante dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais si le courant utilisé pour les voitures électriques n'est pas issu de production durable, on ne ferait que déplacer le problème du CO2.

Franziska Teuscher confirmée à la présidence
Les délégué (e) s ont confirmé la présidente de l'ATE Franziska Teuscher et les autres membres du comité central à l’unanimité dans leurs fonctions pour un nouveau mandat de deux ans.
L'ATE abordera les deux années à venir avec son équipe de dirigeant (e) s actuelle: outre de la conseillère nationale verte/BE Franziska Teuscher, du conseiller national Martin Bäumle (parti vert-libéral /ZH), de Patrizia Bernasconi, d'Ulrich Doepper, de Christine Gaillard, de Stefan Grass, de Peter Jans, de Sibylle Lehmann, du conseiller national Roger Nordmann (PS/VD), d'Adrian Ruckstuhl et de Paul Stopper.

16:51 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ate, électromobilité, environnement, mobilité | |  Facebook | | |

Commentaires

l'ATE a parfaitement raison de vouloir réduire notre consommation d'agents énergétiques fossiles (dépendance, pollution, gaspillage). Je salue son engagement dans ce sens. Mais il est temps qu'elle tienne compte des doutes d'une partie des climatologues sur l'influence effective (dans quelle proportion ?) des dégagements de CO2 d'origine anthropique sur la température globale. Lire ma note sur le sujet : http://rigolay.blog.24heures.ch/archive/2010/04/17/a79b18e8e61b561b9df981b9535b1e76.html

Écrit par : Richard Golay | 14/06/2010

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