19/07/2010

Démission du Conseiller fédéral Moritz Leuenberger: regret

M.Leuenberger.jpgDans la presse, il est de bon ton de minimiser le bilan de Moritz Leuenberger, l’ATE – en ce qui la concerne – regrette sa démission.
Le Conseiller fédéral est un combattant engagé pour le développement durable, et notamment pour la mobilité durable.
En fonction depuis 15 ans, il a fondamentalement remodelé la politique suisse des transports et de l’environnement. C’est lui qui a lancé au Conseil fédéral le débat sur le développement durable et qui lui a attribué la place qui est aujourd’hui la sienne. L’ATE espère que le successeur de Moritz Leuenberger saura poursuivre son héritage avec succès.


Moritz Leuenberger a marqué le paysage politique suisse comme peu d’autre homme politique. Depuis son élection au Conseil fédéral, en 1995, il s’est résolument engagé en faveur d’une politique des transports et de l’environnement durable. C’est grâce à Moritz Leuenberger que l’idée de la durabilité est devenue en Suisse une ligne directrice du travail gouvernemental.

Pendant les 15 années d’appartenance à l’exécutif, Moritz Leuenberger a mis en oeuvre de nombreuses mesures destinées à une politique des transports et de l’environnement plus durable: redevance des poids lourds liée aux prestations (RPLP), Rail 2000, taxe CO2 sur les combustibles, programmes d’agglomération et fonds d’infrastructure. Il a par ailleurs accéléré l’achèvement des NLFA.

Toujours fidèle à lui-même
Face aux critiques de ses nombreux adversaires politiques, Moritz Leuenberger n’a jamais abandonné son idée de fond pour une politique des transports durable: il a ainsi oeuvré efficacement en faveur des transports publics, renforcé le transfert du trafic marchandises de la route au rail ou encore soutenu la réduction des émissions de CO2 – indépendamment du climat politique respectif.

Le Conseiller fédéral Moritz Leuenberger a réussi à bâtir un département de l’infrastructure percutant et à préserver le service public en Suisse malgré la libéralisation successive dans différents domaines.

Poursuivre l’héritage de Moritz Leuenberger
Moritz Leuenberger laisse en héritage à celui ou celle qui va lui succéder un département fédéral confronté à de grands défis. Le financement futur des transports publics et la lutte contre le réchauffement climatique sont deux affaires primordiales parmi de nombreuses autres qu’il s’agira de résoudre. Il y a encore du pain sur la planche dans ces deux domaines et le transfert du trafic marchandises de la route au rail est loin d’être acquis. C’est le cas également pour l’aménagement du territoire qui devra combler son retard dans les années à venir.

En conséquence, l’ATE espère que le successeur de Moritz Leuenberger saura poursuivre son héritage. Il serait en effet déplorable de voir remis en cause 15 ans d’engagement en faveur du développement durable en raison d’un changement de cap politique au sein du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication.

11:23 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : démission, leuenberger, ate | |  Facebook | | |

Commentaires

Regret, pas des ouvriers qui ont creusés le Gothard et qui n'ont même pas été invités lors de l'inauguration, c'est aussi ça le socialisme ?

Écrit par : Corto | 19/07/2010

Son héritage, il a nettement favorisé Zurich et la Suisse centrale en engloutissant des milliards dans la construction d'une voie Nord-Sud mais qu'en est-il pour traverser la Suisse de l'Ouest en Est, il faut 3 heures pour atteindre Zurich depuis Genève. Aucun train à grande vitesse n'a été réalisé en Suisse... Le plateau lémanique n'existe pas à ses yeux, où en est la 3ème voie ? OÛ en est l'élargissement des autoroutes à 3 voies alors que le trafic ne cesse de grandir ? On colmate, on utilise les bandes d'urgence pour soulager les automobilistes mais aucune vision d'ensemble sur les voies de communication en Suisse n'a été de mise. Aucun regret, espérons que son successeur fera mieux.

Écrit par : sans regret | 01/08/2010

Les commentaires sont fermés.