04/08/2010

CO2 : le trafic routier reste le souci numéro un

co2_emissions_main.jpg La statistique du CO2 de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) révèle que le trafic reste le principal souci de la politique climatique. L’ATE  exhorte par conséquent les politiques de cesser une fois pour toutes de courber l’échine devant le lobby automobile. Des mesures efficaces pour réduire les émissions du trafic motorisé individuel s’imposent: une taxe CO2 sur le carburant et des seuils d’émissions plus sévères pour les voitures neuves.


Le contraste ne pourrait pas être plus éclatant:

  • tandis qu’en 2009, les émissions de CO2 liées aux combustibles étaient 12,1 pour cent au-dessous du niveau de 1990,
  • celles du trafic routier sont 12,8 pour cent supérieures. Même en tenant compte des données douteuses sur les certificats d’émissions


La loi sur le CO2 exige pourtant un recul de huit pour cent par rapport à 1990. Sur ce point, la Suisse est encore loin du compte. Et la réduction d’un pauvre pour cent enregistrée pour la première fois n’y changera rien.

L’exemple du combustible
Ce qui se passe avec le combustible prouve que les émissions de CO2 peuvent tout à fait être réduites si l’on s’y applique. La réduction a été réalisée grâce à l’introduction d’une taxe CO2 sur les combustibles. Il est grand temps d’introduire également une taxe sur les carburants permettant de réduire les émissions du trafic routier.
Il est par ailleurs impératif de réduire nettement les seuils autorisés pour les voitures neuves: l’ATE exige que le rejet moyen soit abaissé d’ici 2015, en accord avec les directives de l’UE, à 120 grammes de CO2 par kilomètre. Ce taux est tout à fait réaliste et contribuerait à faire baisser sensiblement les émissions.

Un défi pour le Conseil des Etats
Au cours de la session d’été consacrée à la révision de la loi sur le CO2, une majorité du Conseil national s’est une fois de plus pliée aux exigences du lobby automobile et s’est particulièrement montré laxiste sur ces deux points. Le parlement veut empêcher l’application légale d’une taxe CO2 sur les carburants. Quant aux émissions moyennes des voitures neuves, elles ne seraient plus limitées qu’à 150 grammes de CO2 par kilomètre – un taux déjà atteint aujourd’hui par de nombreuses voitures.

Il appartient aujourd’hui au Conseil des Etats d’inverser la tendance. Les affirmations du lobby automobile selon qui les mesures de réduction volontaires seraient les plus efficaces doivent être confrontées aux faits. Ces faits ont été établis par l’OFEV. Et ils parlent un langage clair.

18:33 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : co2, ate, routes | |  Facebook | | |

Commentaires

L'ATE accuse le trafic routier mais a-t-on entendu cet organisme lorsque les CFF (transport collectif) ont décidé d'augmenter les prix des billets et d'abonnement de plus de 5% précarisant le budget de certains usagers. L'ATE dénonce mais ne propose pas grand grand chose à par interdire, exiger, taxer et contraindre.

Écrit par : autresondecloche | 05/08/2010

Si on propose une nouvelle taxe, ici sur les carburants, il faudrait automatiquement la compenser par la disparition d'une autre taxe pour que ce soit acceptable.

Écrit par : Eastwood | 06/08/2010

M. Roullier: vous ne pensez pas que le prix de l'essence est déjà suffisamment dissuasif pour fortement tempérer le recours inconsidéré à l'automobile? Que le transport motorisé individuel est largement le fait de personnes qui n'ont pas le choix? Qu'une taxe supplémentaire sur l'essence aurait surtout pour effet...de taxer...(pardi!) plutôt que de diminuer les émissions?

Écrit par : Ashwani Singh | 13/08/2010

C'est vrai, je défends l'automobile...v. http://unegeneveouvertedynamiqueetoptimiste.blog.tdg.ch/archive/2009/09/17/au-secours-je-defends-l-automobile.html

Écrit par : Ashwani Singh | 13/08/2010

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