23/08/2011

En été, avec la chaleur, l'ozone fait problème

En effet, avec le soleil, non seulement la température, mais aussi la concentration d'ozone augmente. Presque toutes les unités de mesure en Suisse ont signalé des dépassements pour la valeur limite horaire de cette substance.


Publication du rapport sur le smog estival en Suisse
Fin juillet a été publié le dernier rapport sur la situation du smog estival en Suisse de la Commission fédérale de l’hygiène de l’air (CFHA). Force est donc de constater que, malgré les mesures mises en œuvre, lorsqu’il fait chaud en été, les concentrations d’ozone augmentent jusqu’à dépasser les valeurs limites fixées pour protéger l’homme et la végétation. Il est donc important de maintenir le cap de la politique de protection de l’air, comme le préconise la Commission fédérale de l’hygiène de l’air dans ce rapport.

En effet, en 2011 les stations de mesure du réseau NABEL ont enregistré, de début janvier à fin juin, plusieurs dépassements  de la valeur limite horaire de 120 µg/m3. Au nord des Alpes (Zurich et Bâle), la valeur limite horaire a été dépassée entre 170 et 190 heures. Dans le sud des Alpes, les dépassements ont atteint les 320 à 340 heures.

A Lugano ont même été enregistrés des pics d’ozone correspondant à 280 µg/m3. Rappelons que L'ordonnance sur la protection de l'air stipule que la moyenne horaire de la concentration en ozone ne doit pas dépasser 120 µg/m3 plus d'une fois par an.

Les périodes de smog estival sont dues à la présence d’une trop grande quantité d’oxydes d’azote (NOx) et de composés organiques volatils (COV) dans l’atmosphère. Lorsqu’il fait beau et chaud en été, ces polluants participent à des réactions qui accroissent la formation du gaz irritant qu’est l’ozone. Malgré plusieurs mesures adoptées dans les techniques industrielles, l'artisanat et la circulation qui ont conduit à une réduction de la concentration des précurseurs de l'ozone, le nombre de dépassement des valeurs limites n'a pas diminué. Cela est dû à la complexité des réactions donnant lieu à la formation de cette substance, ce qui implique que sa diminution n’est pas proportionnelle à la baisse de la quantité de ses précurseurs.

Les résultats des mesures d'ozone effectuées par l'ATE durant l'été 2010 relevaient que les personnes travaillant souvent à l'extérieur respirent jusqu'à quatre fois plus d'ozone que celles qui restent dans un bureau.
Un jardinier de Lugano a respiré 2,5 fois plus d'ozone qu'une coursière à vélo partiellement occupée à des tâches de bureau. Le jardinier a même subi une concentration 3,4 fois plus élevée qu'une personne ayant passé toute la journée à la maison, et 10,2 fois plus qu'un employé dans un local climatisé.

Le message aux autorités est clair: au lieu de se lamenter chaque année, il faut adopter des dispositions efficaces contre les niveaux élevés d'ozone en été.

Les autorités vaudoises rappellent qu'il ya un "bon" ozone et un "mauvais"

Ozone-LebonetleMauvais.jpg

 

Le site de la Ligue pulmonaire résume bien ce qu'est l'ozone et le risque encouru

L’ozone naturel (O3), qui provient des couches supérieures de l’atmosphère (stratosphère), nous protège du dangereux rayonnement ultraviolet. Un ozone (O3) toxique se forme au sol sous l’effet d’un rayonnement solaire intensif à partir des oxydes d’azote (NOX) et de l’oxygène (O2). Les composés organiques volatils tels que les vapeurs de solvants amplifient et accélèrent ce processus. Ce type de situation est plus fréquent en été et est connu sous le nom de «smog estival».

L’Ordonnance sur la protection de l’air (OPair) tolère un seul dépassement (pendant une heure) de la valeur horaire de 120 microgrammes par mètre cube (120 µg/m³) par année. Si cette valeur est respectée, la qualité de l’air est «bonne à suffisante» et il n’y a pas ou peu d’effets à craindre pour la santé. Si les concentrations sont plus élevées, il faut s’attendre à des atteintes néfastes:

  • Entre 120 et 180 µg/m³: «Pollution marquée». Les personnes sensibles souffriront    probablement d’irritations des muqueuses (yeux, nez, gorge).
  • Entre 180 et 240 µg/m³: «Pollution élevée». Il y a une probabilité accrue d’irritations des    muqueuses.
  • Valeurs supérieures à 240 µg/m³: « Pollution très élevée». Il y a une très grande probabilité que la population souffre d’irritations des muqueuses.


Etude SAPALDIA sur l'ozone
Sources des polluants précurseurs de l'ozone

Les oxydes d'azote proviennent avant tout de la circulation automobile, des composés organiques volatils issus des processus de combustion, et des stations d'essence sans système de récupération des gaz.
Risques pour la santé

La sensibilité aux valeurs d’ozone élevées dépend de la concentration, de la durée d’exposition et de l’effort physique fourni.

L’ozone

  • irrite le nez et la gorge
  • cause toux et douleurs lors de profondes inspirations
  • provoque des difficultés respiratoires lors d’effort physique et d’activité sportive
  • réduit la capacité pulmonaire
  • peut entraîner des crises d’asthme
  • accentue la réaction des voies respiratoires à d’autres substances irritantes (poussières fines, dioxyde d’azote, pollens et acariens)
  • fait augmenter le nombre d’hospitalisations pour pathologie pulmonaire
  • accroît le risque de décès liés à des pathologies cardiaques et pulmonaires

17:55 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ate, ozone, pollution, environnement | |  Facebook | | |

Commentaires

j'ai parfois ressenti ce genre de symptômes. Je ne savais que c'était causé par l'ozone. J'essayerais de prendre mes précautions pour la suite.

Écrit par : marine | 13/02/2012

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