01/07/2013

Transchablaisienne : 2ème refus de la France d'entrer en matière

La "Transchablasienne" 2x2 voies entre Annemasse et Thonon a été recalée une deuxième fois. La commission 21 propose en effet de la repousser aux calendes grecques, pour insuffisance d'intérêt public


Infrastructures de transport en France: retour au réalisme
La commission Mobilité 21 (chargée d'évaluer les projets d'infrastructures de transports en France) propose deux scénarios au Gouvernement français. Mais la priorité sera donnée à l'entretien et à la modernisation des réseaux plutôt qu'aux grands projets incompatibles avec l'état des finances publiques.
Le président de la commission Mobilité 21, Philippe Duron, a remis le 27 juin 2013 au ministre chargé des transports, Frédéric Cuvillier, le rapport sur les grandes infrastructures de transport intitulé "Pour un schéma national de mobilité durable".  Texte complet sur Actu-environnement

Lien pour le rapport complet de la commission 21, sur le site du CLE


Pour le bassin lémanique ce rapport implique la “mise au placard” du projet de Transchablaisienne”.

En effets le projet de “désanclement routier du Chablais” figure dans le rapport “Mobilité 21” pour un montant de 270 millions d’Euros, dans la catégorie “Projets lointains” dans les deux scénarios qui comportent trois catégories chacun
Premières priorités, deuxièmes priorités et projets lointains. Un peu comme la catégorie C du Projet d’Agglo, qui ne comporte ni délai de réalisation ni budget.

Voici le texte de justification de mise au placard du projet

Désenclavement routier du Chablais
Le projet de désenclavement routier du Chablais consiste en la réalisation d’une route à 2x2 voies d’environ 30 km, entre l’est de Thonon-les-Bains et l’A40 au sud d’Annemasse. Il vise à améliorer la desserte et l’accessibilité du Chablais, territoire montagneux situé entre le lac Léman au nord, la frontière suisse à l’est, la vallée de l’Arve au sud-est et les monts du Chablais au sud. Ce projet fait suite à l’annulation par le Conseil d’État en 1997 de la déclaration d’utilité publique de l’autoroute du Sud-Léman (A 400) pour insuffisance d’intérêt public au regard du coût de l’aménagement.

Les éléments dont la commission a disposé pour se forger une opinion sur l’urgence de réalisation du projet ne permettent pas de faire ressortir que le projet constitue pour le système de transport une priorité à ce stade. La commission relève en outre que le projet est controversé quand à son intérêt et ses enjeux.

Dans ce contexte, la commission classe le projet dans la catégorie des projets plus lointains. Elle recommande d’examiner les travaux de modernisation qui pourraient être entrepris sur les axes existants pour faciliter les conditions de circulation.

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Source : schéma routier publié par le Conseil du Léman


Grand Genève

Dans le Projet d’agglo du Grand Genève (charte de juin 2012) ce sont les mesures 16-39 et 16-40 pour un montant total de 380 millions de francs, payés hors projet d’agglo, donc sans co-financement suisse, avec une réalisation alors envisagée entre 2019 et 2022

Voir sur le site de la CEST les projets transports publics prévus sur cet axe

C’est donc le deuxième refus de l’État français d’entrer en matière sur ce projet pour insuffisance d’intérêt public, après celui de 1997.

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