19/11/2013

Appel à signer: nous sommes tous des (trans)frontaliers

La réponse de la société civile transfrontalière – le monde associatif franco-valdo-genevois–  au repli identitaire, des deux côtés de la frontière...

 


Face à la diffusion massive d’un discours qui sème la division et le ressentiment dans le territoire que nous habitons, nous, associations, citoyens engagés, élus et professionnels concernés, tenons à rappeler quelques fondements de ce que nous sommes, ce que nous pensons être les véritables causes des inégalités sociales et ce à quoi nous aspirons.


NOUS SOMMES TOUS DES (TRANS)FRONTALIERS !

Que nous vivions, travaillions ou nous distrayions de l’un ou l’autre côté de la frontière, nous profitons toutes et tous de ce bassin de vie, cette réalité particulière dans laquelle nous sommes immergés et qui est une richesse humaine, culturelle et sociale à laquelle nous tenons. C’est ensemble que depuis des siècles, Genève, Nyon, la Haute-Savoie et l’Ain se partagent et construisent ce territoire, par-dessus les frontières qui le traversent.


Nombre d’individus, d’associations, d’organisations locales ou internationales, de petites entreprises sont à l’œuvre des deux côtés de la frontière pour faire vivre des mouvements d’idées et des projets, produire des biens et services, éduquer et soigner, entretenir nos paysages. Autant d’énergies déjà mobilisées pour réaliser les conditions d’un « mieux vivre ensemble ».


Croire que l’on va améliorer la qualité de vie des genevois en fomentant l’hostilité envers les étrangers et les frontaliers est une aberration fondée sur la peur, la désinformation et la volonté de diviser pour s’imposer.
Il s’agit au contraire de lutter ensemble, notamment contre les méfaits d’une économie financière basée sur une croissance sans limites, l’évasion fiscale, l’injustice et l’accroissement des inégalités, origines d’un mal développement du territoire, dont les répercussions négatives se font sentir tant au niveau local qu’au niveau mondial.


Ce bassin de vie ne sera le territoire d’un « bien vivre ensemble » qu’en cultivant la solidarité, le partage et la coopération entre les habitants et en luttant ensemble contre les véritables causes des inégalités !

C’est pourquoi, dans les espaces dans lesquels nous sommes impliqués – voisinage, quartiers, communes, lieux de travail, associations, réseaux et coordinations – des deux côtés de la frontière, nous nous engageons à rechercher des solutions concrètes pour l’amélioration des conditions de vie de tous les habitants de ce territoire.

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Commentaires

Votre billet me rappelle le discours du 1er août prononcé à Jussy par le maire de ... St-Cergues (F) à la suite de l'audacieuse initiative du maire jusserand. Bravo à ces deux élus qui voient un peu plus loin que le bout étriqué de leur frontière nationale.

C'est avec des gens de cette trempe que l'on construira quelque chose de solide et pérenne et que l'on pourra repousser les attaques de tous les pisse-froids de la République emplis de la vacuité de leurs certitudes nationalistes.

Écrit par : Michel Sommer | 23/11/2013

L'associatif et le partage c'est sympa, le territoire commun aussi, mais quand on gagne quatre fois plus que de l'autre côté on fait comment. On partage ?

Écrit par : norbertmaendly | 14/12/2013

"nous sommes tous transfrontaliers... Mais."

Monsieur, votre titre est incomplet, dans le sens que vous lui attribuez: j'y ajoute un gros MAIS.

Ce titre ne vaut que pour l'après Shengen
ne s'applique qu'aux aux nouveaux frontaliers de l'UE comme aux français frontaliers historiques

Avant Shengen les suisses résidents frontaliers ont une vie marquée par les rejets français (belges, allemands etc) de tous ordres, du permis de séjour aux refus d'exercice professionnel en passant par les diplômes

Votre profession de foi ne s'applique pas aux suisses non binationaux mais résidents en zone frontalière, où tous binationaux jouent sur un tableau ou l'autre, échappant aux revers de cette médaille transfrontalière.

- les banques suisses se sont empressées de surtaxer leurs clients suisses déplacés immo frontaliers au même titre que tout étranger UE

- les administrations fiscales françaises, allemandes se sont empressées de surimposer les suisses résidents immo frontaliers

- les autorités françaises, pour qui les suisses sont des étrangers à part entière, ne cherchent qu'à étendre ce statut d'esclusion législative, et à décider d'un plus rentable statut fiscal spécifique aux CH

tandis qu'à l'inverse,
- un français résident genevois se voit accorder les mêmes droits que tout citoyens suisses et peut très vite être votant et élu local.


Non Monsieur, nous ne sommes pas tous transfrontaliers.
à moins que pour vous, tout le monde soit BINATIONAL en ces contrées.
vous avez donc presque entièrement raison.

Écrit par : pierre à feu | 26/01/2014

Est ce que vous avez demandé a la centrale du frontalier combien de leurs membres travail en Suisse pour ce que vous appelez l'industrie de " économie financière basée sur une croissance sans limites" ?

Écrit par : Eastwood | 05/02/2014

Que ce passera t-il si la France vote Marine et que des millions de résidents provenant de France sont dans l'obligation de fuir ce territoire ?

Écrit par : Corto | 16/02/2014

Je ne pense pas que les résident fuiront la France... Au contraire.

Écrit par : Jack | 24/02/2014

Je pose une question : Pourquoi les jeunes frontaliers visent uniquement Genève comme lieu de travail ? Pourquoi les jeunes frontaliers ne veulent plus faire des études chez eux car à Genève un petit job permets de gagner plus qu'un diplômé en France ? Pourquoi lorsque un frontalier tombe au chômage à Genève reste sur Genève et ne cherche jamais du travail en France ? Pourquoi les frontaliers et leurs représentants sont si arrogants et demandent toujours plus alors qu'ici ont du mal a tourner tout en travaillant ? Pourquoi le frontalier croit toujours que nous leur devons tout ?

Écrit par : Manco | 12/03/2014

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