03/11/2009

La tarification de la mobilité est inévitable

moritz_2.jpgL'ATE est disposée à débattre de l'introduction d'une tarification de la mobilité applicable à tous les modes de transports, comme l'a proposé mardi le ministre des transports Moritz Leuenberger. Toutefois, les transports publics – écologiques – doivent rester abordables pour les pendulaires.

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02/11/2009

initiative ATE «Pour les transports publics» 150'000 signatures récoltées en 8 mois

logo ATE seul.jpgL’initiative populaire «Pour les transports publics» de l’ATE Association transports et environnement sensibilise la population suisse au plus haut degré: après huit mois de récolte de signatures, l’ATE et ses partenaires de l’alliance ont déjà réuni 150'000 signatures. L’initiative populaire a donc abouti en un temps record. La légalisation des signatures se passe ces jours-ci.

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23/10/2009

Financement spécial du trafic aérien: l’ATE pour la liberté de vote

luftverkehr_lead.jpgL’ATE Association transports et environnement a décidé la liberté de vote pour la votation fédérale du 29 novembre sur le financement spécial du trafic aérien. Selon l’ATE, l’arrêté fédéral constitue un pas dans la bonne direction – mais largement insuffisant du point de vue écologique.

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20/10/2009

Inauguration du Vitam’parc à Neydens: un projet du passé !

logo.pngInauguration en grande pompe du centre commercial et de loisirs Vitam’parc à Neydens (Haute-Savoie). Situé en rase campagne, ce nouveau centre commercial, à l’initiative de la Migros, est axé complètement sur l’accès en voiture: 1’200’000 mouvements motorisés supplémentaires prévus par année dans une région déjà sinistrée par la circulation automobile.

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19/10/2009

Révision de la loi sur le CO2 : une loi efficace SVP

swisstxt20090619_10849075_5.jpg Il faudra encore beaucoup d'énergie et de travail pour que la loi sur le CO2 devienne une loi sur le climat efficace. Ainsi, lundi matin, des représentantes et représentants de l'Alliance pour le climat, dont fait partie l’ATE ont offert de l’eau de glacier aux membres de la Commission de l'environnement du Conseil national dans le but de leur rappeler leurs devoirs vis-à-vis des générations futures. L’alliance pour le climat exige une réduction des émissions de CO2 de 40% d’ici à 2020.

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17/10/2009

TCOB: deux ans de retard pour le prolongement du tram vers Bernex

TCOB terminus.jpgLes divergences sur le tracé entre a commune de Bernex et le Canton, sur la portion finale en direction de l'ouest de Bernex, ont fait prendre du retard – on parle de deux ans – au prolongement du tram (TCOB) en direction du terminus à Bernex-Vailly.

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14/10/2009

Chemin de fer: le financement est plus urgent que la libéralisation

index.gifA l’ATE nous sommes en principe d’accord avec les objectifs du deuxième paquet de la réforme des chemins de fer (Réforme des chemins de fer 2). En revanche, nous nous opposons à une libéralisation précipitée. La question la plus urgente des transports publics ne concerne en effet pas leur libéralisation, mais le financement futur des infrastructures ferroviaires.

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06/10/2009

Programme d’économies du Conseil fédéral Un signal mal placé

Ne pas économiser avec les TP en plein essor

A l’ATE Association transports et environnement nous partageons les inquiétudes du Conseiller fédéral Moritz Leuenberger et des directeurs cantonaux des transports: si le Conseil fédéral met son programme d’économies en œuvre, ce serait là un signal absolument mal placé. Vouloir faire des économies avec des transports publics en plein boom est extrêmement maladroit du point de vue de la politique des transports et du climat ainsi qu’au niveau économique.

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17/12/2008

Les accords de Grenelles: un bon début

dessin1904.jpgGrenelle 1: les actions du gouvernement français actuel en matière d’environnement sont souvent prises de haut par les Suisses. A tort.
Voyons le cas des accords de Grenelle. Rappelons que c’est la première fois depuis le début de la Vème République que le Parlement  vote une loi qui traite de la protection de l’environnement dans toutes ses composantes (eau, air, déchets) Le projet de loi débattu par l’Assemblée nationale est une bonne feuille de route et il faut saluer les travaux et le vote quasi unanime de 526 oui contre 4 non des parlementaires.

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06/12/2008

Loi sur le CO2: une réduction d’au moins 30% en Suisse est indispensable

pic4.jpgLe Conseil fédéral a décidé de rejeter l’«Initiative populaire pour un climat sain» et de lui opposer en tant que contre-project deux variantes pour la loi sur le CO2 qui sera valable à partir de 2011. Cependant, les objectifs visés du contre-projet sont largement insuffisants. L’association «Initiative populaire pour un climat sain» -dont fait partie l'ATE- maintient ses objectifs définis et exige que la nouvelle législation entérine la réduction du volume des gaz à effet de serre réclamée par l’initiative d’au moins 30% d’ici à 2020 par rapport à 1990. En outre, la loi révisée doit stipuler que les émissions nationales doivent être réduites en Suisse.

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04/12/2008

Inauguration de l’autoroute privée A41 Annecy-Genève: bémol du CLE

Inauguration de l’autoroute privée A41 Annecy-Genève: face aux déclarations unanimement favorables, le CLE Conseil lémanique pour l’environnement souhaite mettre un bémol à cet engouement.

On nous propose Annecy – Genève en 30 minutes, mais où iront les véhicules ?

  • La rue des Deux-Ponts à la Jonction où se termine l’autoroute verra sa capacité diminuer de 50% avec l’arrivée du TCOB (Tram Cornavin-Onex-Bernex), les travaux commencent au début de l’année 2009
  • Les routes des Acacias et de St Julien sont saturées.
  • Ne faut-il pas craindre un envahissement de toutes les routes secondaires de Genève – Sud ?


Annecy ne sera pas la banlieue friquée de Genève, nous rassure-t-on, mais les chiffres montrent que l’axe Annecy – Genève est le seul secteur de la région qui connaisse un accroissement des demandes immobilières, malgré la crise.

Plus dérangeant, les mesures d’accompagnement sont dérisoires, un ou deux autobus supplémentaires, quelques places de covoiturage, c’est nettement insuffisant. Les moins mauvaises liaisons ferroviaires prennent 1h25, avec parcours partiel en autobus et changement à Annemasse.
    Le CLE doit constater que le rail est resté le parent pauvre de la Haute-Savoie, malgré les efforts de la Région Rhône-Alpes pour développer le réseau ferroviaire.
    Il faut relever que des propositions importantes de nos associations pour améliorer la desserte ferroviaire de la Haute-Savoie dans le cadre du projet d’agglomération franco-valdo-genevois (P-FVG) n’ont pas été retenues, les élus estimant qu’elles n’étaient pas prioritaires ! Alors même que la part des transports publics dans ce département n’atteint qu’un maigre 2 à 3%

De plus, l’autoroute va à l’encontre des objectifs de développement durable que s’est fixé le projet d’agglomération FVG qui est de favoriser les transports publics et de restreindre l’usage des véhicules individuels pour réduire la pollution atmosphérique importante dans notre région.
 
Il n’est pas tenu pas compte non plus de l’emprise très importante des terres agricoles, ni de la crise énergétique dans laquelle nous sommes déjà tombés. Avec le renchérissement du prix des carburants et des bouleversements sociétaux que tous les experts prédisent à la suite de cette crise, nous aurons besoin de toutes les terres agricoles disponibles.

Demandes du CLE

  • Le CLE demande que les pertes de terres agricoles soient compensées pour au moins minimiser l’impact négatif de cette autoroute.


Afin de résoudre le problèmes de congestion de la circulation et d’atteinte à l’environnement le CLE propose notamment

  • la mise en place du train-tram de Genève-Sud qui desservirait Bellegarde (01) - St Julien (74)  - Bachet et Cornavin (GE) - jusqu’à Gland ou Rolle (VD). Cette proposition relativement peu coûteuse doit être réalisée en priorité, car elle permettrait de désengorger la région de Genève-Sud par la construction d’une nouvelle ligne St Julien – Bachet.
  • tracétram-train72.jpg

  • Il faut relever que les élus de la région  ont retenu prioritairement le prolongement du tram de Moillesullaz à Annemasse qui sera déjà desservi par le CEVA, alors que l’axe St Julien - Genève n’aura pendant très longtemps qu’un bus pris dans les embouteillages.
  • la construction du “shunt” (raccourci) d’Ambilly qui permettrait de réduire le trajet entre Genève et la vallée de l’Arve et Annecy.
  • de mettre en place rapidement des liaisons directes Genève - Annecy sans changement à Annemasse ou à la Roche-sur-Foron
  • l’harmonisation des horaires entre les trains et bus du Département et ceux de la Région Rhône-Alpes
280px-ON_OC-Tr_20050728-145844_RameTalent_DesserteUrbaine.jpg


    Le CLE estime que ces aménagements ferroviaires sont indispensables et demande qu’un effort conséquent soit fait en faveur des transports publics en Haute Savoie, et dans l’Ain. C’est aussi le devoir des autres partenaires du projet d’agglomération, les cantons de Genève et de Vaud, la Ville de Genève d’encourager et d’aider la Haute Savoie, et l’Ain.

 

Alain ROUILLER
Président du CLE - Conseil lémanique pour l’environnement
Conseiller en mobilité à l’ATE-Suisse

Le CLE est actif dans l’Ain, en Haute Savoie, à Genève, dans le Pays de Vaud et en Valais
Depuis 1989, il fédère les plus importantes associations de protection de l’environnement du bassin lémanique et totalise près de 80’000 adhérents

Associations membres et associées:

  • ACPAT Association chablaisienne pour l’aménagement et les transports (Chablais - Haute Savoie)
  • AGENA Association gessienne de protection de la nature Pays de Gex (Ain)
  • Amis de la Terre Haute Savoie
  • ATE Association transports et Environnement Genève, Valais et Vaud
  • Equiterre
  • FNAUT Haute Savoie, Fédération des associations d’usagers des transports
  • FRAPNA Fédération des associations de protection de la nature Ain et Haute-Savoie
  • GENESIS Fédération des associations du Genevois (Genevois – Hte Savoie)
  • Pro Natura Genève, Valais et Vaud
  • WWF Fonds mondial pour la nature Valais et Vaud 

 

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02/12/2008

MICA: blocage ou opportunité ?

communaux d'ambilly.jpgLes associations franco-suisses soutiennent la décision de  la nouvelle équipe municipale de la commune d’Ambilly qui a décidé de revenir sur son projet de vente des terrains sur sol genevois (Communaux d’Ambilly) qui lui appartiennent et sur lesquels est prévue une opération de construction de logements très attendue. [cliquer sur la carte pour l'agrandir]

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15:54 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

01/12/2008

les 60 tonnes menacent de débarquer

Les 40 tonnes sont à peine admis en Suisse que les 60 tonnes menacent déjà de débarquer. Des tests sont effectués dans l’Union européenne. L’ATE s’oppose fortement à leur introduction et appelle la population à dire NON en signant la pétition sur www.60-tonnes.ch

Poids: 60 tonnes, longueur: 25 mètres. Les « gigaliner » sont de véritables monstres et constituent un danger pour les autres usagers de la route. Mais aussi pour la politique de transfert de la route au rail, favorable à l’environnement et voulu par le peuple. L’Union européenne envisage l’admission de ces méga-trucks dans tous les Etats membres et procède actuellement à des tests. En Scandinavie, ils roulent déjà. Quid de la Suisse ? L’ATE entend y faire barrage.

Menace pour le rail
Le relèvement de la limite de 28 à 40 tonnes ces dernières années renseigne sur les effets que pourrait avoir l’introduction des 60 tonnes. Malgré l’augmentation de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) et l’ouverture du tunnel de base du Lötschberg, la route a gagné des parts de trafic. Si les « gigaliner » débarquent maintenant en Europe sans contrepartie fiscale, les conséquences seront catastrophiques. Même si la Suisse refuse les 60 tonnes, sa politique de transfert en souffrira. Et combien de temps résistera-t-elle? Pour les 40 tonnes, le gouvernement avait fini par céder aux pressions de l’Europe…

L’arrivée des « gigaliner » apportera d’autres problèmes: ces gigantesques bahuts représenteront un danger pour les autres usagers de la route et compromettront la fluidité du trafic. Ils nécessiteront l’élargissement du réseau routier, par exemple dans les giratoires ou à de nombreux virages sur les routes cantonales et communales, trop étroits. Sans parler des problèmes évidents en cas d’incendie dans un tunnel.
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Pétition sur www.60-tonnes.ch
L’ATE appelle la population à s’opposer à l’introduction des 60 tonnes en signant sa pétition en ligne. Cette dernière sera remise au département fédéral des transports à Berne et à la Commission européenne à Bruxelles. Pour stopper les « gigaliner », l’ATE et cinq autres organisations suisses ont rejoint l’alliance européenne « no mega trucks » http://www.nomegatrucks.eu/

Alain Rouiller, ATE Suisse

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28/07/2008

Mobilité des jeunes : un mieux en Romandie

Nous parcourons chaque année en moyenne 19000 km, soit un demi tour du monde, en moyenne 37,3 km par jour par habitant. Qu’en est-il des jeunes ?


Un rapport de l’OFS (Office fédéral des statistiques) de 2007 sur le microrecensement 2005 La mobilité en Suisse existe déjà en français, il est disponible sur le site de l’OFS.
Pour  aller plus loin l’OFROU (Office fédéral des routes) a mandaté le sociologue Daniel Sauter pour décortiquer le microrecensement de 2005 en le comparant à ceux de 1994 et 2000 . Cette comparaison est primordiale pour comprendre l’évolution de la mobilité des jeunes de 6 à 20 ans. Son étude - en allemand avec un résumé en français de 6 pages - est téléchargeable sur le site de l’OFROU www.mobilite-douce.ch. Elle contient une bonne et une mauvaise nouvelle.

Des jeunes Suisses écomobiles
Commençons par la bonne nouvelle. En comparaison internationale, les jeunes Suisse de 6 à 20 ans sont écomobiles, en effet 88% des jeunes Romands et 93 % des jeunes Alémaniques se déplacent de manière écomobile (marche à pied, vélo ou transports publics). Sept écoliers du Primaire sur dix se rendent à l‘école à pied.
La motorisation des jeunes gens a diminué et l’utilisation des transports publics est en hausse, en particulier dans les agglomérations. Pour les jeunes Romands de 6 à 20 ans, la part modale de la marche à pied est en forte augmentation passant de 42 à 52%, dépassant même les jeunes Alémaniques stables à 50%. De plus, l’accompagnement des enfants en voiture est en forte baisse en Romandie dès 2005.

Vélo en perte de vitesse et mamans taxis
La mauvaise nouvelle ensuite. Bien que 84% des jeunes Suisses possèdent une bicyclette, la part modale de la pratique du vélo des jeunes a été divisée par deux en 11 ans. Elle devient très faible en Romandie avec seulement 2% environ de jeunes qui se déplacent à vélo. 
Au niveau national, 21% des petits Tessinois, 12% des petits Romands (20% des 7-8 ans) et moins de 7% des petits Alémaniques sont accompagnés en voiture. L’accompagnement en voiture reste (trop) important dans les zones suburbaines, les communes riches (37.5% d’accompagnement) et les ménages romands avec deux véhicules ou plus (31%).
Semaine mobilité 06.jpg

Conclusion
Le résultat est globalement positif, les Romands commencent à rattraper leur retard.

L’auteur de l’étude relève que la forte baisse de l’accompagnement scolaire en voiture en Romandie peut vraisemblablement être imputée aux campagnes de sensibilisation, comme « à pied à l’école…à Pédibus », la campagne de l’ATE. Ce bon résultat est le signal qu’en matière de mobilité l’indispensable évolution des mentalités en cours doit être poursuivie notamment par la sensibilisation des parents d’élèves menée dans le cadre de ces campagnes qui commencent à porter leurs fruits.

Alain Rouiller, Bureau-Conseil ATE Suisse

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19/06/2008

Initiative populaire fédérale de l'ATE « pour davantage de transports publics »

L’initiative de l’ATE Association transports et environnement, soutenue par une vaste alliance, inscrit l’encouragement des transports publics dans la Constitution et propose une issue au problème du financement des futurs projets. La moitié des taxes sur les carburants sera consacrée aux transports publics.


Constat
Il est clair,
  • les transports publics arrivent à la limite de leur capacité, les goulets d’étranglement se multiplient. Les besoins en développement sont urgents.
  • nous devons renouveler et développer notre infrastructure ferroviaire, tel est leitmotiv du récent débat au Conseil des Etats portant sur le projet de rail 2000 2ème étape,  indépendamment de son horizon politique.
  • Un autre point qui fait l’unanimité parmi tous les bords politiques: il faut un financement supplémentaire.

C’est précisément là que l’ATE, avec son projet d’initiative populaire «pour davantage de transports publics », apporte sa contribution. L’initiative exige que les transports publics soient encouragés dans l’ensemble du pays, en effet la hausse actuelle du prix de l’essence nous fait réaliser à quel point notre mobilité est dépendante de cette ressource naturelle limitée qu’est le pétrole. Renforcer les transports publics constituerait un geste d’avenir.

Aujourd’hui, l’argent manque pour réaliser rapidement de nombreux projets de transports publics – les besoins en investissement d’ici 2030 se montent à 14 milliards – alors que l’argent coule à flot pour les routes. Avec l’initiative de l’ATE, la route et le rail seront traitées à égalité.

Concrètement, l’ATE propose dans son initiative:
  • d’ancrer dans la Constitution le principe de l’encouragement aux transports publics
  • de répartir le produit de l’imposition des huiles minérales moitié-moitié entre la route et les transports publics

Effet financier d’ici 2030
Roger Nordmann, membre du Comité central de l’ATE, fait remarquer que, dans sa première année d’application (estimation: 2014), l’initiative « déplace » 800 millions au profit des transports publics. En admettant qu’à partir de 2014, la consommation de carburant baisse de 2% par an, l’initiative permet de mettre à disposition 11 à 12 milliards  supplémentaires de francs pour les transports publics jusqu’en 2030.

L’initiative offre les avantages suivants
· Elle permet, dans les prochaines années, la réalisation de projets importants tels que la troisième voie entre Genève et Lausanne, le tunnel de Gléresse ou encore une deuxième voie le long du Rotsee (tronçon Lucerne-Ebikon)
· Elle ne prélève pas de nouveaux impôts, mais une réorientation des taxes existantes
· Elle permet une répartition des moyens plus équitable: une moitié pour le trafic individuel, l’autre moitié pour les transports publics
· Elle contribue à garantir une mobilité plus écologique pour toute la population et dans l’ensemble du pays

L’initiative populaire de l’ATE est soutenue par une vaste alliance (voir la liste sur Internet). La récolte des signatures débutera ces prochains mois.

Le texte de l’initiative et les documents de la conférence de presse sont disponibles sur www.ate.ch > Médias

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18/06/2008

Les jet-skis prennent l'eau, enfin !

L'ATE est soulagée que le Conseil fédéral soit revenu sur sa décision d'autoriser les jet-skis (scooters aquatiques) sur les plans d'eau suisses. Dans son message publié aujourd'hui mercredi, il montre qu'il a entendu l'opinion largement exprimée par les cantons et la population contre cette pratique nuisible à l'environnement et à l'homme. Succès pour l’ATE, nos actions répétées auront porté leurs fruits.

En effet, le résultat de la procédure de consultation est sans appel. Au moins 19 cantons défavorables, plus de 3000 cartes de protestation électroniques envoyées par des citoyens à l'Office fédéral des transports via le site Internet de l'ATE: personne ne veut des jet-skis en Suisse. Bruit élevé, pollution, mise en danger des autres utilisateurs des rives et du lac, dégâts sur les écosystèmes naturels (érosion des rives, oiseaux lacustres, etc.): les arguments ne manquent pas contre ces machines infernales.

Il vaut la peine de citer les 3 premières lignes du communiqué du Conseil fédéral

  • Les jetskis (scooters aquatiques) restent interdits en Suisse. Le Conseil fédéral, lors de la révision de l'ordonnance sur la navigation intérieure (ONI), a renoncé à introduire cette nouveauté controversée. Il n'a pas non plus l'intention d'abaisser le niveau des prescriptions environnementales sur les eaux suisses. (...)


Le Conseil fédéral aura donc su entendre cette opinion majoritaire, puisqu'il renonce finalement à appliquer le principe du "Cassis-de-Dijon" aux jet-skis. Le Conseil fédéral confirme ainsi que les intérêts commerciaux ne doivent pas primer sur la protection de l'environnement et la sécurité de la population.

Depuis le lancement de la consultation, l'ATE a appelé à plusieurs reprises la population et les autorités à exprimer leur opposition à cette pratique nuisible. Récemment, en partenariat avec Pro Natura, elle a demandé aux cantons concernés par une manche du Championnat suisse de jet-ski (FR, VD, VS) de faire preuve de cohérence dans les positions adoptées et de refuser l'octroi d'autorisations pour ces manifestations certes ponctuelles, mais particulièrement dérangeantes. Les promoteurs de cette activité tentait en effet de faire passer la mesure via les cantons romands réputés plus laxistes.
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Plus d'informations
sur la campagne de l'ATE contre les jet-skis en Suisse sur le site de l’ATE
Sur les résultats de la procédure de consultation sur le site de l’administration fédérale

Alain Rouiller, conseiller en mobilité à l’ATE Suisse

15:32 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

03/06/2008

Le rail a besoin de plus d’argent

Bonne nouvelle:  l’entrée en matière du Conseil des Etats sur le financement Rail2000 deuxième étape ( ZEB1 en suisse-allemand).
Mauvaise nouvelle, la troisième voie ferroviaire  entre Genève et Lausanne n’y est intégrée.
 
Explication de texte:
Saluons la décision du Conseil des Etats du 3 juin de mettre dans un premier temps 5,2 milliards de francs à  disposition des futures infrastructures ferroviaires.

Il faut toutefois exiger que la troisième voie ferroviaire entre Genève et Lausanne soit incluse dans la liste des projets prioritaires Rail 2000 (ZEB1). L’amélioration de cette ligne est urgente et indispensable puisque, pour ce tronçon, les prévisions jusqu’en 2030 font état d’une augmentation massive du trafic global, jusqu’à 85%. La nouvelle voie, qui coûterait 400 millions de francs, permettrait d'étendre l'offre à quatre trains par heure, ce qui correspond quotidiennement à une capacité supplémentaire de 20'000 à 50'000 places assises. La croissance de trafic pronostiquée sur l’A1 pourrait être entièrement absorbée. En comparaison, l’extension de l’autoroute entre Lausanne et Rolle coûterait environ 1'800 millions de francs.
 
De manière générale, les moyens financiers à disposition  du rail sont largement insuffisants.

Le raisonnement utiliser pour la 3ème voie peut s'apliquer à plusieurs autres ouvrages en Romandie notamment entre Bienne et Neuchâtel, voire en Suisse. L’ATE donc se propose donc de lancer une initiative populaire fédérale permettant de prélever une part plus élevée des recettes routières au profit des futures infrastructures ferroviaires.
En effet, les transports publics arrivent sur plusieurs tronçons à la limite de leur capacité. Au vue de l’augmentation du prix des carburants et de la crise pétrolière à venir, cette tendance ne peut que s’intensifier. Par ailleurs, par souci de protection du climat et dans l’optique d’une politique des transports durable, un programme de développement du rail est plus que jamais nécessaire.

Les projets d’extension de rail 2000 (ZEB2 pour les initiés)  devront être réalisés au plus vite. Afin de dégager des fonds sans augmenter les impôts, l’ATE propose une nouvelle répartition des taxes sur les huiles minérales.
Le lancement de l’initiative qu’elle a préparée intensivement durant les derniers mois sera décidé lors de la prochaine Assemblée des délégués du 21 juin. 

Lien avec le dossier du parlement fédéral au 3 juin 2008

Alain ROUILLER, ATE Suisse

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31/03/2008

Transports : les émissions de gaz à effet de serre toujours à la hausse

Alors qu’un nouveau cycle de négociation s’ouvre à Bangcok pour parvenir à un accord sur la réduction des gaz à effet de serre, il intéressant de voir ce qui c’est fait – ou plutôt pas fait -  en Europe. 
785883703.jpgCécile Cassier  fait un compte rendu - pour le magazine électronique “Écho Nature” - du récent rapport fourni par l’AEE (Agence européenne pour l’environnement). Ce raport européen indique que les émissions de gaz à effet de serre dues au secteur des transports au sein des pays membres de l’organisation  continuent à augmenter. Ce bilan remet en cause les objectifs défendus par l’Union européenne et la Suisse lors de la Conférence de Bali qui prescrivait de réduire de 25 à 40 % les rejets polluants.


Pour une fois, la Suisse fait partie d’un organisme européen avec les 27 membres de l'Union européenne, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Turquie, les chiffres de l'étude européenne nous concernent donc directement.




Principale responsable de l’intensification de la pollution due aux transports, l’aviation arrive en tête, accusant la hausse la plus élevée. Entre 1990 et 2005, l’UE a vu ses émissions totales de CO2 issues de l’aviation grimper de 73 %. Les offres bon marché des compagnies aériennes, de plus en plus alléchantes, ont certainement encouragé l’engouement de ces dernières années en faveur de l’avion.

Toutefois, proportionnellement, la voiture conserve sa première place des sources de pollution liée aux transports. Les efforts des constructeurs en matière d’innovation technologique se sont effectivement avérés incapables de contrer l’essor des parcs automobiles.
Ceci peut s’expliquer par la croissance soutenue du transport de marchandises qui, sous l’impulsion de la demande en produits domestiques, représente une large part de l’activité routière. Entre 1995 et 2005, l’affretage par camions dans les pays de l’AEE a enregistré une augmentation de 38 %.

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Evolution des gaz à effet de serre des 32 pays membres de l'AEE
(hors émissions des secteurs aériens et maritimes

La solution des agrocarburants reste elle aussi problématique, en vue de la pression environnementale que ceux-ci exercent sur les forêts tropicales et les populations avoisinantes. Il apparaît de plus en plus évident qu’ils ne pourront pas suppléer intégralement les combustibles fossiles.

Pour l’Agence européenne, seul un changement des comportements actuels pourra renverser la vapeur. En ce sens, elle dénonce d’une part l’accroissement du nombre de véhicules en service, mais également un usage irresponsable, à l’image du recours excessif à la climatisation augmentant de manière significative la consommation globale de carburant.

Il revient aux décideurs gouvernementaux de responsabiliser les citoyens, en instaurant des mesures incitatives susceptibles de convaincre les conducteurs à opter pour un mode de transport plus propre. A titre illustratif, la recrudescence des automobilistes isolés pourrait facilement être atténuée si des concepts tels que le covoiturage étaient davantage promus, notamment dans le cadre d’initiatives d’entreprises. La marche à pied et le vélo, options idéales, restent également tributaires de la gestion de l’espace urbain.

S’appuyant sur ces constats, le dossier évoque les alternatives à envisager et leur faisabilité. Il s’intéresse tout particulièrement aux transports en commun qui, bien qu’en légère hausse, ne sont pas utilisés au mieux de leur capacité. Ainsi, l’argument principal invoqué par les réfractaires aux services de bus et aux lignes ferroviaires est le manque de fiabilité.

A noter que 54 % des citoyens de l’UE se disent prêts à payer plus cher au nom d’un mode de transport moins polluant, la fonctionnalité et le coût semblent encore les critères principaux motivant leurs choix, au détriment de la performance environnementale.

Alain Rouiller, ATE Suisse avec de "Echo nature"

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20/03/2008

Péage urbain : le plan d’actions de l’ATE

Les commentaires qui ont suivi la proposition de la Ville de Genève proposant l’introduction du péage urbain ont principalement mis en avant les désavantages du péage urbain, souvent avec mauvaise foi. Les avantages – oubliés dans le débat - sont pourtant énormes.

Rappelons les enjeux: maîtriser l’augmentation phénoménale de la circulation motorisée à venir, plus de 40% en 15 ans nous annonce-t-on, réduire les accidents de la circulation et lutter contre la pollution, qui cause annuellement 3000 décès en Suisse !

Le péage urbain est une réponse efficace, mais pas la seule. A noter qu’une septantaine de villes européennes sont en train d’introduire des restrictions à l’accès des centres à la circulation motorisée et non quatre ou cinq comme indiqué à tort par les opposants.

L’ATE propose un plan d’actions en trois points:
1. Première priorité, d’urgence sanitaire, introduire les zones à faibles émissions polluantes (ZEF) ou zones environnementales: ces vignettes, attribuées aux véhicules en fonction de leur degré de nocivité, indiquent quelles parties de la ville sont accessibles à quel véhicule. Elles permettent d’éliminer les véhicules les plus polluants, y compris les vieilles motos, qui polluent jusqu’à 200 fois plus qu’une voiture moderne. Sans oublier les véhicules diesels, qui circulent sans filtre à particules.
La vignette environnementale est une méthode simple, évolutive, facile à mettre en place.

Umweltzone
un nouveau panneau "zone environnementale", auquel il faudra bientôt s'habituer...
Ici, la majorité des véhicules munis de pastilles oranges, jaunes et vertes peuvent entrer dans la zone. Ceux, sans pastille, par exemple les vieilles motos extrêmement polluantes et les voitures diesels sans filtre à particules sont interdites dans la zone.

2. Deuxièment, il faut définir un plan de mobilité de l’agglomération franco-valdo-genevoise qui permette de respecter enfin les normes de pollution OPAIR et de bruit OPB. Ce plan doit comprendre l’hypothèse d’un péage urbain et son étude de faisabilité. Il comportera notamment le volets suivants :

  • Développement importants des transports publics urbains et interurbains
  • Création de milliers de places de P+R (parcs relais), proche de la frontière, voire en France voisine
  • Généralisation de P+B (parc + bicyclettes) aux arrêts de transports publics
  • Promotion active de la mobilité douce
  • Promotion active du co-voiturage (et de l'autopoartage)
  • Contrôle et gestion du stationnement
  • Introduction du bonus-malus, surl modèle français 
  • Prise en compte de la sécurité routière
  • Moratoire sur la construction d'ouvrages routier, sauf justification de sécurité routière
  • Au niveau national, réalisation complète de Rail2000, 2ème étape (y compris la 3ème voie) 


3. Ensuite, et seulement ensuite, il s’agira d’introduire le péage urbain ou une autre forme de tarification de la mobilité.
Rappelons quelques avantages du péage urbain à Londres, l’une des villes les plus dynamiques au monde en matière de mobilité durable. Le péage urbain a des retombées positives considérables. En effet, grâce aux moyens financiers importants de plusieurs centaines de millions générés par le péage, Londres a pu développer les transports publics bien sûr, mais aussi la marche à pied, le cyclisme, la sécurité routière. La promotion des déplacements à vélo n’est pas oubliée, en février 2008, le Maire de Londres a annoncé le plus important programme de promotion de la bicyclette, 1,2 milliard de francs en 10 ans.

 

congestion charge
Huit livres sterling (Fr 22.-) par jour pour les pendulaires. Les résidents bénéficient de 90% de réduction.

 

Moyens financiers

Dans la plupart des villes, les moyens financiers manquent cruellement pour promouvoir l’écomobilité, le fonds d’infrastructure fédéral est notoirement insuffisant.

Le péage urbain est donc une façon de mettre en place le principe du pollueur-payeur et de la vérité des coûts. Selon une étude du Fonds national pour la recherche scientifique, le trafic routier occasionne des frais non couverts (accidents, santé, pertes économiques) de 5,3 milliards de francs par an. Sans compter les embouteillages (1milliard) et les nuisances environnementales. Or tout le monde est touché, quel que soit le mode de transport adopté. Dans cette optique, le péage urbain ne ferait que rétablir un peu de justice à l'égard des usagers parcimonieux de leurs déplacements.

Pour cela, il faut un minimum de volonté politique, qui semble faire cruellement défaut pour l’instant chez nos décideurs.

Alain Rouiller, conseiller en mobilité à l’ATE Suisse

Mise à jour le 2 avril 2008

17:08 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | |

13/03/2008

L'initiative des radicaux zurichois est rejetée

L’alliance nationale composée de 22 organisations dans les domaines du sport, des loisirs, de la nature, de la protection du patrimoine et de l’environnement, dont l'ATE, se réjouit du non du Conseil national de ce mercredi 13 mars à l’initiative des radicaux zurichois, après delui du Conseil des États. L’initiative est malvenue et juridiquement problématique.
Rappelons que l’initiative a été lancée par un petit cercle de personnes autour de la présidente du PRD zurichois, avec à la clé un investissement de 1.2 mio de francs pour une difficile récolte de signatures.

Argovie: le peuple rejette l’initiative (cantonale)
Le droit de recours des organisations a déjà été fortement limité en 2007, des limitations supplémentaires ne sont pas justifiées et ne trouveraient pas une majorité devant le peuple si l’on en croit la votation cantonale du 24 février dernier dans le canton d’Argovie.
En effet, quasiment 2/3 de la population n’a pas voulu entendre parler de limitations supplémentaires du droit de recours. Seuls 36% des votants ont suivi les initiants. Pour le canton d’Argovie, qui compte une part importante d’électeurs UDC, cela signifie que la base du PRD a voté, à une grande majorité, contre des limitations supplémentaires du droit de recours
moutons verts

après les moutons noirs de l'UDC Suisse, voici les moutons verts de l'UDC argovienne...


Extrait de l’intervention de la conseillère nationale Adèle Thorens devant le Conseil national le 12 mars 2008.
“L'initiative prétend répondre à un phénoméne d'obstruction limitant le développement des projets de construction. Or les associations ne sont responsables que de 1 % des recours déposés contre des projets de construction. Dans 99 % des cas, ce sont des privés ou des riverains qui ralentissent ces projets. Les associations interviennent en outre à bon escient, puisque dans ¾ des cas, le tribunal tranche en faveur de la nature. Les projets dénoncés n'étaient donc pas conformes à la législation. Le cas du stade du Hardtum est emblématique. Il est souvent cité en exemple par les initiants, mais ce n'est pas l'ATE qui a bloqué sa construction. L'ATE a interrompu sa procédure au niveau du Tribunal administratif. Ce sont des privés qui ont mené le dossier jusqu'au Tribunal fédéral. Outre les nombreuses interventions de riverains, la lenteur des procédures est également un facteur d'obstruction. Si les initiants veulent vraiment lutter contre cette dernière, pourquoi ne donnent-ils pas des moyens supplémentaires aux tribunaux surchargés ? Et pourquoi ne s'attaquent-ils pas au droit de recours des privés ? La réponse ne peut être que parce c'est à la protection de l'environnement qu'ils en veulent. (...)”

L’alliance regroupant club alpin, fédération de pêche, protecteurs de l’environnement et du patrimoine et amis de la nature, demande maintenant que cette initiative populaire soit rapidement soumise au peuple. Le Conseil fédéral doit revoir sa position et fixer rapidement la date de la votation.


Les 22 organisations membres de l’alliance:

  • Aqua Viva
  • Archéologie Suisse
  • ASPO/BirdLife Suisse
  • ATE Suisse
  • CAS-Club Alpin Suisse
  • Equiterre,
  • Fédération Suisse des Amis de la Nature
  • Fédération Suisse de pêche
  • Fédération Suisse de Tourisme Pédestre FSTP
  • Fondation pour la pratique environnementale en Suisse
  • La Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage
  • Fondation suisse de la Greina
  • Fondation suisse de l’énergie
  • Greenpeace,
  • Helvetia Nostra/Fondation Franz Weber
  • Initiative des Alpes
  • Médecins en faveur de l’environnement,
  • Patrimoine Suisse
  • Pro Natura Suisse
  • Rheinaubund
  • Société Suisse de Spéléologie
  • WWF Suisse.

Alain Rouiller, ATE Suisse

15:30 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

28/02/2008

les avantages du péage urbain

La Ville de Genève en proposant l’introduction du péage urbain a relancé, fort justement, le débat sur la place de la voiture en ville.
La question est importante: comment maîtriser l’augmentation phénoménale de la circulation motorisée, réduire les accidents de la circulation et lutter contre la pollution – qui cause annuellement 3000 décès en Suisse ? Le péage urbain est une réponse efficace, mais pas la seule.

Séance de rattrapage:
Soixante villes européennes sont en train d’introduire des restrictions à l’accès des centres à la circulation motorisée. Pour cela, il existe deux outils principaux:

  • Les zones à faibles émissions polluantes (ZEF):

 
des vignettes sont attribués aux véhicules en fonction de leur degré de nocivité qui indiquent ensuite quelles parties de la ville sont accessibles. C’est une méthode simple, évolutive, facile à mettre en place.

vignettes Bernlin

Le site européen "Low emission zone" – incomplet – en recense une soixantaine:
Objectif principal: réduire la pollution.

 

  • Le péage urbain:

bien connu à Londres, Stockholm, Oslo, Milan etc.

Objectif: réduire le nombre de véhicule et promouvoir l'écomobilité

Avantages du péage urbain : l’exemple de Londres
Les commentaires qui ont relaté la proposition de la Ville de Genève ont mis en avant les désavantages du péage urbain. Les avantages – oubliés dans le débat - sont pourtant énormes. Prenons le cas de Londres.

L’introduction du péage urbain londonien a des retombées positives considérables en matière de mobilité durable. En effet, grâce aux moyens financiers importants de plusieurs centaines de millions - Londres a regroupé dans un même département - Transport for London (TfL) - tous les services touchant de près ou de loin à la mobilité et aux déplacements : les transports publics bien sûr, mais aussi la marche à pied, le cyclisme, la sécurité routière, le chemin de l’école et les mesures en faveur des jeunes. Les questions touchant à la pollution et aux gaz à effet de serre ne sont pas oubliées.
Or, dans la plupart des villes, ces thèmes manquent cruellement de moyens financiers. A Londres par contre, les recettes du péage urbain permettent de financer des programmes très ambitieux. Voyons plus en détail ce qui fait de Londres l’une des villes les plus dynamiques au monde en matière de mobilité durable.

Sécurité routière
Ken Livingstone, le Maire de Londres, avait par exemple fixé en 2001 des objectifs très ambitieux en matière de sécurité routière (London Road Safety Plan), en donnant à TfL les moyens financiers : réduction de 40% des tués et des blessés graves.

Résultats : baisse moyenne de 45% des accidents graves,

dont 43% pour les piétons et 60% pour les enfants.

Londres qui avait pris du retard dans l’introduction des zones 30, va rattraper le temps perdu et mettre tous ses quartiers à 30 km/h en introduisant le contrôle par vidéo caméra et radars, avec reconnaissance des plaques, système déjà en vigueur pour le péage urbain. Sans aménagements physiques.


Chemin de l’école et mobilité douce
TfL est très actif dans le domaine de la sécurité et de la promotion du chemin de l’école, à pied. Ce qui ne va pas de soi en Grande-Bretagne. Avec d’excellents résultats, les accidents d’enfants sont en très sérieuse baisse. La diminution du nombre de voitures utilisées pour amener les enfants à l’école est plus modeste : 6,7%
Ici aussi, le Maire a fixé des objectifs ambitieux, d’ici fin 2009 les 3000 écoles de Londres devront avoir un plan de déplacement scolaire, équivalent scolaire du plan de déplacement d’entreprise (PDE).
La promotion des déplacements à vélo n’est pas oubliée, en février 2009, le Maire de Londres a d’ailleurs annoncé le plus important programme de promotion de la bicyclette, 1,2 milliard de francs en 10 ans, avec la création d’itinéraires privilégiés pour la mobilité douce, les « golden roads ».

Taxe sur les « Chelsea tractors »
Dans le domaine de la protection de l’environnement, Londres n’est pas inactif non plus. Une vignette (ZEF zone à faible émission polluante) été introduite, le 4 février 2008 qui favorise les véhicules moins polluants, les camions sont particulièrement visés.

Chelsea tractors

De plus, une taxe sur les gros 4x4 et autres véhicules de luxe – appelés à Londres « Chelsea tractors » - de Fr 55.- par jour est également introduite pour qui veut aller au centre-ville.


Ce programme de réduction des gaz à effet de serre nous est annoncé comme le plus ambitieux au monde…

 

Alain Rouiller, ATE Suisse

17:06 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | |

27/02/2008

Scooter nautique: une proposition débile


Le Conseil fédéral  se ridiculise. En effet, l'Office fédéral des transports a le projet d'autoriser les jet-skis ou scooters nautiques en Suisse. Ces engins bruyants et dangereux, empestent l'air et menacent la faune et la flore de nos plans d'eau. L'ATE Association transports et environnement s’y oppose fermement.
 

 

scooter nautique

 


Les scooters nautiques ou jet-skis provoquent un bruit infernal. Avec une vitesse supérieure à 100 km/h et une puissance allant jusqu'à 200 chevaux, ils sont dangereux et polluent l'atmosphère. Ils constituent un véritable fléau pour les personnes en quête de quiétude et les riverains, même si leur utilisation est canalisée sur certains couloirs nautiques. Seuls quelques privilégiés en profiteront, s'approprieront et empesteront nos rives avec leurs remorques envahissantes, pendant que tous les autres souffriront des émissions supplémentaires ainsi engendrées. A ces nuisances s'ajoutent les dommages causés à la faune et à la flore de nos plans d'eau.
 

scooter nautique 2

 


Le point de départ de cette idée stupide vient de la décision du Conseil fédéral du 31.7.2007 sur le principe du "Cassis-de- Dijon" et sa demande à l'Office fédéral des transports de procéder à la révision de l'ordonnance sur la navigation intérieure dans le but d'adapter les conditions réglant les sports nautiques.

L'intégration des scooters nautiques ou jet-skis dans la catégorie des bateaux de sport n'est pourtant pas exigée par l'UE, leur autorisation en Suisse n'est pas indispendable. Leur arrivée en Suisse est sans importance sur le plan économique, et et va à l'encontre de tous les objectifs fixés par le Conseil fédéral en matière de durabilité (protection du climat notamment).

scooter nautique 3 

Opposons-nous à cette idée loufoque !

Dessins pour l'ATE:  Efeu

Alain Rouiller, ATE Suisse 

14:27 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | |

21/02/2008

Politique climatique du Conseil fédéral : encore raté!

Les propositions faites ce mercredi 21 février par le Conseil fédéral sont largement insuffisantes, surtout dans le domaine de la circulation. L’ATE demande d’en finir avec les accords volontaires et de passer dès à présent à des mesures plus contraignantes.

Selon nous, les émissions de gaz à effet de serre de la Suisse doivent être obligatoirement réduites d'au moins 30% d'ici 2020. En effet, pour que le réchauffement du climat ne dépasse pas 2 degrés Celsius, d'ici 2050 les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 50% par rapport à 1990, voire d'environ 90% dans les pays industrialisés.

De nombreux Etats ont défini des objectifs correspondants. A titre de comparaison: récemment, Londres a fixé son objectif de réduction des émissions de CO2 à 60% d'ici 2025 et l'Allemagne à 40% d'ici 2020 si l'UE adopte l'objectif de réduction de 30%. Pays alpin, la Suisse subit de plein fouet les conséquences des dérèglements climatiques et a surtout les moyens d’agir.

pollution


L’ATE demande l’introduction d’une taxe CO2 sur les carburants, sans attendre 2012 ou la saint- glinglin.

42% des émissions de CO2 proviennent du trafic. Contrairement aux chauffages, les émissions dues au trafic continuent de croître. Elles ont augmenté de 9% par rapport à 1990, alors que la loi prévoit une réduction de 8% en 2010. Paradoxalement, la mobilité reste épargnée alors que la taxe CO2 est déjà introduite sur les combustibles. Où est le beug?
Par rapport aux pays limitrophes, la Suisse a l’essence la meilleure marchée et un pouvoir d’achat élevé. Du coup, pas étonnant que la Suisse se transforme en un petit paradis pour les « gouffres à essence ». Aujourd’hui, la Suisse possède le parc automobile le plus polluant d’Europe : les voitures neuves vendues en Suisse en 2006 ont rejetées en moyenne 187g de CO2 au km, contre 160 g dans l’Union européenne. Parce qu’on achète des voitures plus lourdes et plus gourmandes que nos voisins, cela nous place en dernière position européenne, avec la Suède. La honte !

Les conventions volontaires d'objectifs passées avec l'industrie automobile pour diminuer les émissions de CO2 ont toutes échoué. Ces échecs montrent clairement la nécessité de prescriptions plus contraignantes pour les voitures, comme c’est le cas pour les appareils ménagers ou les ampoules (interdiction des ampoules à incandescence dès 2012).

 

Ironie du calendrier, le même jour le Conseil fédéral annonce qu'en 2008, la Confédération va dépenser environ 2,15 milliards de francs pour les autoroutes, soit 1,18 milliard pour l’aménagement et l’entretien du réseau et 965 millions pour la réalisation de tronçons nouveaux.

 

Alain ROUILLER, ATE Suisse

18:10 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

19/02/2008

Les piétons et les motards en danger

L'augmentation du nombre de piétons accidentés, telle qu’elle apparaît dans les statistiques publiées aujourd'huipar le BPA, est très préoccupante, plus particulièrement l’augmentation de 18% des blessés graves sur les passages piétons.

L’ATE Association transports et environnement demande des campagnes de sensibilisation ET de contrôle auprès des automobilistes et des motards.

Les chiffres concernant les piétons sont en effet préoccupants : augmentation de 4% des piétons tués respectivement de 8% des blessés graves, dont les deux-tiers seront handicapés à vie. L’augmentation la plus forte concerne les piétons grièvement blessés sur les passages piétons : + 18%  Il faut garder en mémoire que les chances de survie d’un piéton renversé par un véhicule roulant à 50 km/h ne sont que de 30% !

circulation aînés


Rappelons que l’étude de l’ATE de 2006 « les aînés et la sécurité routière » l’avait démontré, les personnes âgées paient le plus lourd tribut à l’insécurité routière. En effet, 62% des piétons tués sont âgés de plus de 65 ans.

Du fait de leur fragilité, ils sont dépendants de l’observation des règles de circulation… pas toujours respectés par les automobilistes.  Contrairement à une idée reçue, dans 72% des cas, le piéton âgé n’est pas fautif.

Comment mieux protéger les piétons ?
L’ATE recommande :
•    Respect  du droit de priorité du piéton grâce à des campagnes de sensibilisation ET de contrôle
•    Sensibilisation aux règles de prudence pour les piétons et rappeler que les passages piétons ne sont en aucun cas des passages de sécurité
•    Introduction généralisée du 30 km/h dans les quartiers d’habitation, et sécurisation des traversées de routes importantes
•    Constructions d’aménagements, tels les îlots centraux ou les rétrécissements de la chaussée à la hauteur des traversées piétonnes

Insécurité routière des deux-roues motorisés
L’augmentation des tués et des blessés graves parmi les usagers des deux-roues motorisés (2RM) est particulièrement préoccupante, sachant que le parc des 2RM est en forte progression. Voyons plus en détail.
La gravité du risque pour les deux-roues motorisés, apparaît clairement si l’on compte ensemble les  tués/blessés graves. Les risques d’être tués ou blessés grièvement sont
•    de 2223 en voiture,  pour  4’000’000 de voitures, soit 162 tués et 1637 blessés graves (1799 au total)
•    de 369 avec un motards, pour 620’000 2RM, soit 82 tués et 1597 blessés graves (1679 au total)
Bien que 6 fois moins nombreux, les 620'000 motards courent autant de risque que les 4'000'000 d’automobilistes.


accident moto

Via Sicura : manque de volonté politique
Malheureusement, on doit constater que la volonté politique de lutter contre l’insécurité routière fait cruellement défaut aussi bien à Genève qu'à Berne. Lancé en 2000 déjà, sous le nom de Vision zéro, par le conseiller fédéral Moritz Leuenberger, le programme national de sécurité routière se fait toujours attendre.

Juin 2008, nous dit-on aujourd’hui. Encore combien de tués sur les routes avant que les autorités prennent des mesures ?

L’ATE va continuer à suivre attentivement ce dossier.


Alain Rouiller ATE Suisse

16:29 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | |

17/02/2008

OUI à l’initiative de Franz Weber

Le 24 février, en Suisse, les votant-e-s devront se prononcer sur l'initiative populaire lancée par Franz Weber "Contre le bruit des avions de combat à réaction dans les zones touristiques". Elle exige l'interdiction d’exercices inutiles impliquant des jets de l'armée dans les zones de détente touristiques.

L'ATE soutient pleinement cette initiative favorable à la santé de la population et à l'environnement.

Rappelons qu’au cours des cent dernières années, les nuisances sonores quotidiennes ont été multipliées par sept. Le bruit est presque omniprésent. Aujourd’hui, on connaît bien ses effets négatifs sur la santé. Il dérange le sommeil et provoque des réactions de surmenage, des dysfonctionnements cardiaques et circulatoires. Une publication de l'OFEV indique qu'environ deux pour cent de tous les infarctus du myocarde sont imputables à la pollution sonore du trafic. C'est pourquoi l'ordonnance sur la protection contre le bruit a vu le jour en 1986.

Le décollage et le vol à basse altitude d'un jet de combat produisent un bruit assourdissant, lequel importune fortement les habitants et les visiteurs des régions de montagne.
Les avions de combat consomment des quantités énormes de kérosène, contribuant ainsi aux émissions de CO2 et au changement climatique, dont les conséquences sont particulièrement graves dans les Alpes. Ces appareils rejettent aussi chaque année dans l'atmosphère des dizaines de milliers de tonnes de produits chimiques hautement toxiques ainsi que des particules fines dangereuses pour la santé des êtres vivants.

Si l'initiative populaire "Contre le bruit des avions de combat à réaction dans les zones touristiques" de Franz Weber était acceptée, ce serait un double signal en faveur de la population et de l'environnement: moins de bruit préjudiciable à la santé dans les régions touristiques, moins de pollution et de CO2 émis par les avions de combat et portant atteinte au climat.

Utilisation de l'espace en Suisse 

initiative FW


Rappel du texte de l'initiative populaire fédérale "Contre le bruit des avions de combat à réaction dans les zones touristiques":
La Constitution fédérale du 18 avril 1999 est modifiée comme suit:
Art. 74a Protection contre le bruit (nouveau)
En temps de paix, les exercices militaires impliquant des avions de combat à réaction sont interdits dans les zones de détente touristiques.

 

Alain ROUILLER, ATE Suisse 

17:54 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | |